Télévision - Emission Nostalgia - 2M

 

2M: Rachid Nini invite Ammouri Mbark, rénovateur de la chanson amazighe du Souss

 

 

Au moment où Jil Jilala et Nass El Ghiwane passionnaient des milliers de jeunes mélomanes dans les années 70, les groupes musicaux Izenzaren et Ousman exploraient de nouveaux chemins de la création dans la région du Souss. Un artiste passionné de cette génération s’est fait vite remarquer, devenant un symbole de la chanson berbère moderne. Il s’agit de Ammouri Mbark, l’invité de "Nostalgia" vendredi 13 juin à 22h55.

 

Ammouri Mbark, considéré comme le rénovateur de la chanson amazighe marocaine, est né en 1951 à Irguiten, un petit village situé au pied du Haut Atlas, à proximité de Taroudant. Berger, il chantonne déjà, en faisant paître le troupeau familial sur les crêtes et les champs avoisinants. À l’âge de huit ans, le décès brutal de ses parents le contraint à quitter son village et le mène à l’orphelinat de Taroudant. Il y poursuit des études en français et en arabe qui lui font perdre l’usage de sa langue maternelle.

 

Il rencontre au lycée des jeunes assoiffés de musique et imprégnés des influences des groupes musicaux anglo-saxons. Ils forment vers 1969 un petit groupe, les birds, et chantent en français. À la fin des années soixante, il quitte Taroudant pour travailler à Agadir. À cette époque, le groupe arabophone Nass Al Ghiwane impose son rythme et influence considérablement le développement de groupes de musique dite populaire. Ammouri Mbark rejoint des amis à Tiznit. Ils forment un nouveau groupe, The Souss Five, et chantent en arabe.

 

Mais le hasard des rencontres réconcilie Ammouri Mbark avec les chants hérités de ses pâturages d’enfance. Lors d’une fête privée, il rencontre un responsable de L’AMREC (l’Association marocaine de recherche et d’échanges culturels, une association culturelle amazighe). Celui-ci l’invite à venir à Rabat pour contribuer à une expérience de renouvellement de la musique amazighe, initiée par des adhérents de l’AMREC. Le groupe qui portera le nom Ousman (Éclairs) est né.

 

Après cinq années de succès qui le mènent sur les scènes européennes (Olympia de Paris, Palais des Beaux-Arts à Bruxelles et Palais d’hiver à Lyon), Ousman se dissout en 1978. Ammouri Mbark, le soliste vocal d’Ousman et son mélodiste, poursuit une carrière en solo et enregistre rapidement sa première cassette : "Tazwit nera nek dim a nmun" (Abeille, je veux être ton compagnon de chemin) dont les paroles sont du poète Mohamed Moustaoui.

 

Tout au long de son itinéraire musical, Ammouri Mbark ne cesse d’innover et d’explorer des rythmes traditionnels et modernes. Il interprète les textes des grands poètes contemporains amazighs : Azayko, Moustaoui, Akhiyyat... Dans les thèmes récurrents chantés par Ammouri Mbark, on trouve l’identité amazighe, l’amour, l’errance et l’exil (d’après azawan.com). Lors du premier Festival de la chanson marocaine tenu en 1985 à Mohammedia, il a décroché le 3e prix en interprétant un poème de Ali Azayko "Gennevilliers". Ammouri Mbarek est devenu ainsi le premier chanteur amazighe à chanter devant un orchestre moderne. Son répertoire comporte dix cassettes audio, sans oublier les deux enregistrées avec le groupe Ousman. Sa dernière collaboration avec Ali Chouhad, l’érudit chanteur poète du groupe Archach, a été un succès. Un de plus qui permet à Ammouri de rester en contact avec son large public, qui n’a pas oublié "Tayyuga", "Tayri n tudert", "Mqqar mqqar", "Gix adrar", "Talalit n wussan", "Mamenk ur yalla", "Talalit", "Urti n lluz", "Taghlaghal" ou encore "Adjar n tudert".

 

Rachid Nini a choisi de rendre hommage à ce grand passionné de la musique et la culture amazighe. Ne manquez pas cette nouvelle édition de "Nostalgia", vendredi à 22h55.

 

A. Amzelloug

 

Source : 2m.tv



 

Médias
Revue de Presse

Fermer Internet

Fermer Presse écrite

Fermer Radio

Fermer Télévision

^ Haut ^